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3 clés pour poser le bon diagnostic d’absentéisme au sein de votre entreprise

L’élaboration de votre politique de lutte contre l’absentéisme passe par une phase préalable très importante: dresser l’état des lieux de la situation au sein de votre entreprise.


Medicheck vous livre quelques clés pour poser le bon diagnostic et déterminer les initiatives à mettre en place !

Définir les types d’absentéismes

Pour enrayer une problématique, il est essentiel de la connaître ! 


La première étape de votre diagnostic consistera donc à distinguer les différentes formes que peut prendre l’absentéisme au sein de votre entreprise, et leur proportion.

Absentéisme blanc

« L’absentéisme blanc » englobe tous les cas où le travailleur est réellement malade. Le malade doit rester à la maison pour se soigner et/ou éviter de contaminer les autres membres de l’entreprise. Il peut même arriver que le travailleur se présente malgré tout au travail, auquel cas on parlera d’absentéisme rose.


Ces cas de maladies avérées appellent peu de mesures au sein de votre organisation. 


Il relève, bien entendu, de votre devoir en tant qu’employeur de s’assurer que vos équipes évoluent au sein d’un environnement de travail sûr et sain. 

  • L’hygiène des locaux est un élément important de la santé des collaborateurs. Le COVID19 a permis de mettre en lumière l’importance des gestes barrières et de la désinfection pour limiter la propagation de la pandémie

  • Les personnes ayant des fonctions dangereuses ou difficiles physiquement doivent faire l’objet d’une attention particulière et de formations adéquates.

  • Faire la promotion de campagnes de vaccination peut permettre de réduire les cas de maladies au sein de votre entreprise.

Certaines maladies, surtout d’ordre psychologiques, peuvent avoir des causes plus floues. Elles peuvent parfois être liées aux conditions de travail. Prenez le temps d’en discuter (avec beaucoup de délicatesse) avec le travailleur pour agir si nécessaire. 

Absentéisme noir

Il s’agit des cas où le travailleur ne se sent pas malade et n’a aucun symptôme particulier. Il choisit de se déclarer en incapacité de travail pour pouvoir rester chez lui.


Cet absentéisme peut être qualifié de malveillant. Il est utilisé par des travailleurs qui ne veulent tout bonnement pas aller travailler. Cet absentéisme injustifié est à combattre !

Absentéisme gris

Cette zone grise regroupe des cas plus difficiles à déterminer, et statistiquement la plus grande partie de votre absentéisme. Le travailleur est bel et bien malade mais pas forcément au point d’être incapable de travailler. Le travailleur fait le choix d’aller ou non travailler au vu de son état. 


Au sein de chaque entreprise, il est possible de mettre en place certaines mesures pour influencer ce choix. 

Quantifier l'absentéisme

Toutes les absences ne peuvent donc pas être évitées. C’est le cas notamment de ce que nous avons qualifié d’absentéisme blanc. 


Afin de pouvoir améliorer la situation de l’absentéisme dans votre entreprise, il est important de connaître la proportion d’absences que vous pouvez faire diminuer. 


Pour cela il existe différentes formules, qui offrent chacunes un angle différent sur votre situation :

  • Le taux d’absentéisme est le rapport entre le nombre de jours d’absence sur le nombre de jours de travail d’une même période. Ce calcul vous permet de déterminer le pourcentage de temps où un collaborateur a été absent. Il est important de prendre en compte les jours de travail effectif et d’exclure les ruptures de contrat, congés…

  • La fréquence d’absentéisme est le rapport entre le nombre de nouveaux cas de maladies sur le nombre total de travailleurs. Il est généralement admis que des absences courtes mais fréquentes sont plus gênantes que des absences longues mais rares. En effet, des absences fréquentes appellent à davantage de réorganisations de dernière minutes, d’imprévus, d’instabilité… Leurs conséquences sont donc plus néfastes pour votre entreprise.

  • La longueur moyenne des absences se calcule en prenant le nombre total de jours d’absence divisé par nombre d’incapacités de travail, ou par le nombre total de collaborateurs dans l’entreprise. Cette moyenne permet de savoir si les absences sont des absences de courte, moyenne ou de longue durée.

Un bon chiffrage de votre absentéisme passe obligatoirement par la mise en place de processus qui vous permettent de suivre à la trace chaque absence. Sans chiffres précis, vous n’aurez pas de résultats précis (garbage in = garbage out).


Rester objectif est ici essentiel pour garder une vue globale et pourra vous permettre de mettre en lumière des situations problématiques dont vous n’aviez peut-être pas conscience.


Cependant, ne vous limitez pas à comparer l’ensemble des travailleurs entre eux. Les conditions de travail ne sont pas toujours comparables. Faire les comparaisons par service, par poste ou par site d’exploitation peut donc également être très instructif.


Enfin, comparer l’évolution de ces taux tout au long de l’année vous permettra de déterminer si certaines périodes sont plus sensibles pour votre organisation comme les vacances scolaires ou les ponts.

Déterminer l’impact de l’absentéisme

Beaucoup d’entreprises ne savent pas ce que leur coûtent réellement les absences de leurs collaborateurs. Une formule universelle n’existe pas car chaque situation est différente. 


Dans tous les cas, il faudra prendre en compte les coûts directs, c’est-à-dire le salaire garanti pendant l’incapacité, mais aussi les coûts indirects. Ces derniers peuvent être nombreux:

  • Remplacement de l’absence ;

  • Gestion administrative de l’absence et du remplacement ;

  • Atteinte éventuelle à l’image de l’entreprise si l’absence entraîne des retards ou des problèmes avec des clients ;

  • Les impacts sociaux doivent également être pris en considération. 

Aussi, la réorganisation constante du travail entre les travailleurs présents suite à des absences répétées peut engendrer une surcharge de travail (pouvant entraîner des travailleurs jusqu’au burn out dans le pire des cas). 


A terme, les absences répétées peuvent entraîner la création d’une culture de l’absentéisme qui peut vous coûter très cher.


Un sentiment d’impunité peut s’installer si une entreprise n’a pas de politique forte de prévention et de balisage de l’absentéisme, et les travailleurs voient alors le recours à l’absentéisme noir comme valable. Cela peut aussi conduire à leur désengagement dans leur travail.

Votre plan d'action

Une fois que vous aurez déterminé l’impact de l’absentéisme sur votre entreprise, vous pourrez mettre en place votre plan d’action !


Ce diagnostic préalable est essentiel car il vous permettra de définir des axes d’améliorations adaptée au type d’absentéisme auquel vous faites face.


Gardez toujours en tête que vous poursuivez un objectif de prévention. En travaillant sur les raisons qui amènent vos équipes à être absentes, vous obtiendrez de bien meilleurs résultats à long terme !

Par Vanessa Pontet

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